Dimanche 16 février 2003
Découverte d'une ville cosmopolite
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Après une bonne grasse matinée, Guillaume m'a proposé de me faire visiter son lieu de travail : "Desselles".
Quelques labos de l'Ecole Polytechnique, dont le Groupe
de Recherche en Microélectronique, sont en effet délocalisés aux derniers
étages de H.E.C. Montréal, avenue Desselles. Dans ce bâtiment, de nombreuses
prises réseau permettent aux élèves de se connecter librement à Internet, ce
qui explique que Guillaume est souvent sur ICQ à sa pause de midi... J'ai
également eu l'honneur de voir les salles de TP en électronique, qui sont
assez semblables à celles de Supélec, avec plus d'espace toutefois. Là-bas
aussi, ils ont des GBF et des oscillos ! Enfin, pour clore cette visite
originale, petit passage dans le "Bureau de Guillaume Wild" (c'est
écrit dessus) avec tiroirs personnels pour ranger les bouquins... Bien que ce
fut dimanche, des étudiants et chercheurs hantaient toujours le bâtiment d'HEC...
C'est ça aussi l'esprit de l'Amérique : une course au profit permanente, pas
forcément compatible avec une qualité de vie européenne bien enviable (35
heures, nombreuses semaines de congés payés !).
Puis,
après un déjeuner tardif, nous avons décidé d'entamer une première balade
dans les rues du centre-ville. L'occasion pour moi de prendre pour la première
fois le métro. Ce métro, qui date des années 60, compte quatre lignes. Une
particularité amusante dans les rames : elles sont chacune dotées d'un écran
à DELs rouges/jaunes/vertes qui affichent en continu pubs, météo, news
("manchettes"), nom de la prochaine station...
Après quelques stations, nous sommes arrivés au centre-ville. Guillaume, perdu au milieu des buildings, parvint enfin à s'orienter ;-) pour retrouver le café "Second Cup" où nous devions retrouver Aniss. "Second Cup" est en fait une chaîne de cafés où l'on sert cafés et chocolats bien garnis (avec au choix crème, caramel, lait, canelle...), viennoiseries, muffins, cookies... Ils offrent ainsi une bonne solution pour lutter contre le froid !
Une fois ce goûter pris, une promenade rue Sainte-Catherine s'imposa. Ce grand axe nord-sud (pardon, est-ouest) constitue la principale artère commerciale de la ville. Pas de doute : Montréal est bien une ville à l'américaine. Les rues, larges, se coupent toutes à angle droit. Les voitures sont globalement plus grosses qu'en Europe (pas de petite voiture genre Clio, 206, ou... Smart). Les feux rouges sont déconcertants : ils sont placés de l'autre côté du carrefour. Ce qui fait que les voitures ne s'arrêtent pas au niveau du feu rouge, mais quelques mètres avant, juste avant le carrefour. Cette signalisation est également déconcertante pour les malheureux piétons européens égarés ici... Les feux pour piétons sont amusants : notre "bonhomme rouge" est en effet remplacé par une menaçante main jaune clignotante.
Nous sommes donc en Amérique, mais aussi au Canada en février : les bords de la route sont tous plus ou moins enneigés, le temps est toujours bien froid (dans les -20°C), et la chaussée est en mauvais état. En effet, elle souffre des changements climatiques, ce qui occasionne d'ailleurs de grosses dépenses de réfection au printemps, après la fonte des neiges.
Enfin, Montréal est une ville cosmopolite, comme en témoignent les restaurants du monde entier, les églises anglicanes côtoyant les églises catholiques et le quartier asiatique, et surtout le bilinguisme français/anglais omniprésent.
Non loin de la rue Sainte Catherine, les immeubles de bureaux laissent la place à des maisons typiques québécoises |
Vue des immeubles du centre-ville, depuis le parc du campus de l'université McGill |
Après une visite de la rue Sainte-Catherine et de ses abords, nous nous sommes dirigés vers le quartier de l'université McGill. Il s'agit de la plus ancienne (1829) université du Canada, fondée grâce à un legs du négociant de fourrure écossais James McGill. L'université est toujours là, et occupe un beau campus en plein centre ville, au pied du Mont Royal.
Le Mont Royal est une immense colline surplombant le centre-ville, au nord-ouest. Le versant est est occupé par les sapins du parc du Mont Royal. Le point culminant (233 m) accueille une croix, édifiée par Maisonneuve (fondateur de la ville) pour remercier Dieu d'avoir épargné de justesse la ville des inondations.
Mais comme 233 m, c'est haut, nous nous sommes contentés d'une grande balade dans le parc pour rejoindre le belvédère du chalet, qui offre un beau panorama sur la ville. Mais l'ascension ne fut pas de tout repos, car le parc, totalement enneigé et glacé, nous a offert de belles glissades involontaires !
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Une fois arrivés au "belvédère du chalet", la vue est effectivement impressionnante. Le Mont Royal domine bien les tours. La ville est toute blanche et grise, tandis que le ciel est très beau, bleu, rosé : le coucher de soleil approche, et la pleine lune surprend par sa lumière.
C'est transis de froid que nous sommes rentrés à pied : en effet, Guillaume habite près du Mont Royal. Enfin arrivés à bon port, la chaleur salvatrice de l'appart et un bon repas nous ont aidé à nous remettre d'une promenade dans le froid que seuls les touristes sont assez fous pour entreprendre !