Vendredi 14 février 2003
Un long et beau voyage
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Ce vendredi-là, alors que certains passaient banalement la soirée avec leur(e) chéri(e) pour la Saint-Valentin, j'avais décidé de faire dans l'originalité : quitter l'Europe pour l'Amérique !
Je me suis donc retrouvé, en ce bel après-midi, au prestigieux terminal 2F de l'aéroport Charles-de-Gaulle. C'est le plus récent, et il présente une architecture moderne en béton et verre pas moche du tout, aérée.
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Les portes d'embarquement de l'aérogare 2F de CDG |
Après les différentes formalités, j'allais affronter plus de 7 heures d'avion au-dessus de l'Atlantique Nord. Rien à redire sur le confort du Boeing 777 d'Air France. J'ai eu la chance de n'être séparé du hublot que par une seule personne, ce qui m'a permis d'admirer le paysage. Une couche nuageuse couvrait quasiment tout le nord-ouest de l'Europe, mais elle s'est finalement dissipée pour laisser apparaître l'océan. A un moment, un coup d'œil au hublot et je vois du blanc. Des nuages ? Non : de la glace ! L'océan est quasiment glacé à ces latitudes, on peut deviner néanmoins des traces d'eau liquide. Extraordinaire.
La côte du Labrador était étonnamment peu discernable, entre océan glacé et terres glacées. Tout cela sous un soleil couchant interminable (pendant des heures), puisque nous allions vers l'ouest en fin d'après-midi. Après pas mal de temps au-dessus d'étendues inhabitées, un premier village apparaît, trahi par ses quelques lumières. Puis un autre. A la recherche d'autres traces de la civilisation, j'aperçois enfin une route, longue, rectiligne, tracée dans la forêt (ou la toundra? je ne sais plus!). Progressivement, les infrastructures se font plus nombreuses, tandis que le jour décline pour de bon. Peu avant l'arrivée, des portions de collines éclairées m'étonnent. Un regard interrogatif trahit ma surprise, et ma voisine, Québécoise, me répond spontanément qu'il s'agit de pistes de ski éclairées la nuit ! Fasciné, je ne quitte pas le hublot, et un merveilleux spectacle s'offre à moi : l'arrivée à Montréal, avec une très belle vue nocturne sur la ville. Les autoroutes, le quadrillage de routes convergent vers le "downtown", amas de gratte-ciels du quartier des affaires. Pas de doute : nous sommes en Amérique. Le contour de l'immense fleuve Saint-Laurent est bien visible, ainsi que tant de monuments que j'aurai l'occasion de découvrir par la suite : le fameux stade Olympique, et aussi la tour de l'université de Montréal ! Je suis heureux d'avoir révisé ma géographie montréalaise avant de partir, car je peux deviner que Guillaume habite par là. Puis les buildings s'éloignent, les routes se rapprochent, et nous nous posons à l'aéroport de Dorval (code international : "YUL" !). Après le passage à la douane et la récupération des bagages, je retrouve avec joie Aniss, Cédric et Guillaume. On prend le taxi, on arrive chez Guillaume, et c'est parti pour une semaine de vacances inoubliable.