Samedi 22 février
2003
Ottawa, capitale fédérale
< VENDREDI 21 | SAMEDI 22 | DIMANCHE 23 >
Pour ma dernière journée complète au Québec, nous avons décidé d'aller visiter Ottawa, capitale du Canada, avec Aniss et Guillaume.
On nous avait pourtant dit qu'il n'y avait rien à voir là-bas... On nous avait ri au nez lorsque nous avions dit qu'on était curieux d'y aller... Malgré tout, convaincus que nous étions qu'il devait bien y avoir quelque chose à voir dans cette ville, nous nous sommes retrouvés assez tôt la matin à la gare routière de Montréal.
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Avant de prendre le métro, petite photo de l'Université de Montréal |
La gare routière rappelle un peu une aérogare. Les cars en arrivée et en partance sont affichés sur des écrans, qui invitent les passagers à se présenter à telle porte d'embarquement ! Il s'agit simplement d'une porte donnant sur la rue, au niveau du bon emplacement de parking du car.
Le voyage a duré près de trois heures. Le car a emprunté une autoroute rectiligne, fait toujours étonnant pour un Européen égaré dans ces contrées. Bien entendu le paysage était recouvert de neige. Au bout d'un certain temps, une pancarte nous indiqua que nous quittions la province de Québec pour entrer dans la province de l'Ontario. Bien que celle-ci soit à grande majorité anglophone, les panneaux autoroutiers y sont bilingues dans la région d'Ottawa, capitale fédérale oblige.
Même si chacune des onze provinces du Canada a son propre gouvernement et son propre parlement, l'Etat fédéral a également un gouvernement et un parlement qui siègent à Ottawa. En particulier, les relations internationales relèvent du gouvernement fédéral.
Arriver à Ottawa, c'est arriver dans le Canada anglo-saxon, comme nous l'ont rappelé des passants qui, en parlant de "fuckin' hour" alors que nous les croisions, nous ont bien fait rire !
La gare routière d'Ottawa étant un peu excentrée, il nous a fallu marcher quelques temps pour arriver à la place du Parlement. Durant le trajet, nous sommes passés devant de nombreuses ambassades, signe que la ville est bien le centre des relations internationales canadiennes ; puis, les gratte-ciels arrivèrent, comme dans toute grande ville américaine. Nous aboutîmes enfin à une immense place, avec de nombreux bâtiments administratifs dont l'architecture, néo-gothique de la fin du 19ème siècle, contrastait avec les gratte-ciels de verre et d'acier. C'est sur cette place que se trouve, notamment, l'imposant Parlement Canadien.
Voilà, il n'y a donc rien d'autre d'intéressant à voir à Ottawa. Aussi, histoire de rentabiliser le voyage, nous avons suivi une visité guidée du Parlement. La guide a d'abord demandé aux différents touristes de notre groupe leur origine. Espagnols, Français, Marocain, Québécois... de nombreux peuples sont intéressés par les institutions canadiennes ! Notre guide a d'ailleurs demandé à un des touristes d'enlever sa casquette, car nous allions entrer dans un lieu respectable, sous l'égide de Sa Majesté la Reine du Canada, Elisabeth II. La visite, très intéressante, nous a permis de voir notamment la Chambre des Députés et le Sénat, avec des explications nécessaires sur les institutions canadiennes.
Après la visite du Parlement, il était temps de manger... Nous avons donc trouvé un immense centre commercial à l'américaine, avec ses nombreux fast-foods, parmi lequel notre cher Subway.
Ensuite, histoire de passer le temps, nous avons entrepris une virée express de l'autre côté de la rivière des Outaouais, qui marque ici la frontière avec le Québec. De l'autre côté, la ville de Hull, francophone, est célèbre pour son Musée des Civilisations, que nous n'avons eu ni le temps ni l'envie de visiter. C'est sous un début de tempête de neige que nous avons rejoint la gare routière. Une fois dans le car, la tempête de neige s'intensifia ; elle ne devait pas s'arrêter avant la fin de mon séjour.
Une fois enfin de retour "à la maison", Guillaume sortit la guitare, histoire de massacrer un peu les Red Hot et autres ;-)
Puis nous avons décidé de faire un tour dans le quartier pour "profiter", comme de vrais mômes, de la tempête de neige. Seuls à être assez fous pour sortir pour un temps pareil, nous nous sommes tout de même bien amusé. L'épaisseur de neige, qui avait été mise à mal par le redoux récent, reprenait rapidement de l'ampleur, si bien que des chasse-neiges et autres souffleuses durent parcourir les rues toute la nuit. En revanche, de nombreux automobilistes allaient retrouver leur "char" recouvert de neige le dimanche matin...
Pour l'instant, nous avons décidé de trouver le fameux "Lac aux castors" du parc du Mont-Royal. Après quelques hésitations et un peu de sens de l'orientation, nous avons enfin trouvé cette patinoire hivernale, et sommes restés dans la neige à côté, pour se reposer d'une telle escapade. Le vent frais, la neige abondante, la forêt de sapins, le ciel étoilé étaient autant d'éléments surréalistes qui prouvaient que la France était bien loin...